Né en Martinique, l’irréductible gaulois
des îles quitte son berceau natal pour rejoindre Strasbourg.
En effet son beau-père douanier de profession a été
affecté sur le pont de l’Europe.
Arrivé très tôt par un matin d’hiver,
ce fut le choc thermique, alors que quelques heures auparavant
avec les cousins et les potes dans ce doux coin de palmiste
Lamentin, on fêtait le départ. On se réunissait
souvent autour de cet énorme réfrigérateur
abandonné en pleine nature. Nous tapions dessus avec
nos mains ou avec des bâtons : le top 50 du folklore
Antillais, tandis que les parents étaient au top avec
le 55° du rhum blanc « La mauny » D’ailleurs
je n’ai pas quitté le réfrigérateur
car arrivé à Strasbourg, j’avais l’impression
de marcher dans un congélateur, la neige tassée
était devenue glace et on voyait le trottoir en transparence
(souvenirs marquants).
Et oui, l’homme RAGOO Willy a grandi entre sa culture
des îles et sa culture de l’Ill, entre sa négritude
et son « alsatitude », en faisant partager à
l’une les différences de l’autre . Willy
aime chanter et danser, en ce moment il prépare un
album Reggae-Ragga intitulé « 100 Tabou ».
Un album bercé par les influences des îles et
de la chanson française. Ce soir c’est sa peinture
que Willy nous fait découvrir, des couleurs chaudes,
une joie de vivre, une simplicité efficace montrant
ses racines afro-Antillaises.